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Accusé d'abus de confiance ou victime d'un détournement, vous êtes suivi par Maître Jules Teboul en personne, de la plainte ou de la convocation jusqu'au jugement. Avocat pénaliste au Barreau de Paris, diplômé en droit pénal des affaires, il analyse l'origine et l'usage des fonds en cause, défend le salarié, l'associé, le mandataire ou le proche poursuivi, et assiste la victime qui demande réparation.
Maître Jules Teboul reprend avec vous ce qui vous a été remis, à quel titre, et ce que vous en avez fait. Il évalue l'urgence dès ce premier échange : convocation au commissariat, plainte de l'employeur ou d'un associé, garde à vue en cours, audience proche. Il vous dit aussitôt ce qu'il faut réunir, et ce qu'il faut éviter.
L'accusation doit prouver quatre éléments. Maître Jules Teboul les vérifie un par un : un bien remis à charge de le rendre, de le représenter ou d'en faire un usage déterminé, un détournement, un préjudice et l'intention de détourner (article 314-1 du Code pénal). S'il en manque un, le litige relève du juge civil.
Tout part du titre de la remise. Un bien dont la propriété vous a été transférée ne peut pas être détourné : c'est le cas, en principe, de l'argent prêté ou des honoraires versés. La loi vise en revanche des fonds, des valeurs ou « un bien quelconque » confiés pour un temps ou pour un usage : caisse, carte de carburant, matériel, et même des informations sur la clientèle d'une entreprise.
Le cabinet distingue le détournement d'un simple retard de restitution ou d'un compte à faire entre les parties. Il montre, pièces à l'appui, l'usage réel des fonds : dépenses engagées pour le compte de la victime, accord donné, avance consentie. Un désaccord sur l'exécution d'un mandat ou d'un contrat relève souvent du juge civil.
| Infraction | Comment le bien a été obtenu | Peine de base |
|---|---|---|
| Abus de confiance | Remis volontairement, pour un temps ou un usage, puis détourné | 5 ans, 375 000 € |
| Escroquerie | Remis à la suite d'une tromperie : faux nom, fausse qualité, manœuvres | 5 ans, 375 000 € |
| Vol | Pris sans aucune remise | 3 ans, 45 000 € |
| Abus de biens sociaux | Biens d'une SARL, d'une société anonyme ou d'une SAS utilisés par son dirigeant contre l'intérêt de la société | 5 ans, 375 000 € |
| Abus de faiblesse | Obtenu d'une personne particulièrement vulnérable, conduite à un acte gravement préjudiciable | 3 ans, 375 000 € |
L'abus de confiance est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. La peine augmente selon la qualité de l'auteur ou de la victime (article 314-2 du Code pénal). Maître Teboul vérifie que la circonstance retenue est prouvée, puis plaide la peine au regard de la situation de son client.
| Situation | Peine encourue |
|---|---|
| Abus de confiance simple | 5 ans d'emprisonnement, 375 000 € |
| Auteur qui fait appel au public pour obtenir des fonds, pour son compte ou comme dirigeant ou préposé d'une entreprise | 7 ans, 750 000 € |
| Auteur qui gère habituellement les biens de tiers et recouvre des fonds pour leur compte | 7 ans, 750 000 € |
| Victime : association qui collecte des fonds d'entraide humanitaire ou sociale | 7 ans, 750 000 € |
| Victime particulièrement vulnérable, du fait de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience ou d'une grossesse | 7 ans, 750 000 € |
| Mandataire de justice, officier public ou ministériel, dans ses fonctions ou en raison de sa qualité | 10 ans, 1 500 000 € |
Le tribunal peut aussi prononcer l'interdiction d'exercer l'activité en cause ou de gérer une entreprise, la confiscation, et pour cinq ans au plus l'exclusion des marchés publics et l'interdiction d'émettre des chèques. Une société peut être déclarée responsable d'un abus de confiance commis pour son compte, avec une amende jusqu'à cinq fois celle des personnes physiques.
Le remboursement ne fait pas disparaître l'infraction, mais il compte. Le cabinet met en avant la réparation déjà faite ou proposée, l'ancienneté sans incident, la situation familiale et l'absence d'antécédents, et discute chaque peine complémentaire qui menacerait l'emploi ou la carrière.
Un salarié peut être poursuivi lorsqu'il détourne des fonds ou des biens que l'employeur lui a confiés pour son travail. Maître Jules Teboul examine le contrat, les usages de l'entreprise et les autorisations données : quand l'usage était autorisé ou toléré, le détournement comme l'intention se discutent.
Une plainte de l'employeur accompagne souvent un licenciement. La procédure pénale et le procès devant le conseil de prud'hommes peuvent avancer en même temps, et ce que vous déclarez aux enquêteurs pèse dans les deux. Le cabinet prépare l'audition en tenant compte de cet enjeu.
Un associé, le gérant d'une SCI ou d'une association, un syndic ou un mandataire peut être poursuivi pour les fonds qu'il gère pour autrui. Maître Teboul vérifie d'abord la qualification : dans une SARL, une société anonyme ou une SAS, l'usage des biens sociaux contre l'intérêt de la société par son dirigeant relève de l'abus de biens sociaux, puni de cinq ans et de 375 000 euros (article L241-3 du Code de commerce).
Les professionnels qui détiennent l'argent de leurs clients encourent les peines les plus lourdes. Le cabinet vérifie que les fonds ont bien été reçus en raison de la fonction, et distingue une erreur de gestion d'un détournement.
Procuration sur le compte d'un parent, argent confié pour un achat, bijoux à garder : l'abus de confiance survient aussi dans les familles. La loi interdit les poursuites entre ascendants, descendants et époux non séparés, sauf exceptions (article 311-12 du Code pénal). Maître Teboul vérifie d'abord si cette immunité familiale joue.
Lorsque la victime est particulièrement vulnérable, la peine passe à sept ans. Si elle a été conduite à un acte qui lui nuit gravement, la qualification peut être l'abus de faiblesse, que l'immunité familiale ne couvre pas. Le cabinet choisit avec la famille la voie la plus adaptée.
Employeur, associé, client ou proche, la victime doit établir ce qu'elle a remis et à quelle fin. Le cabinet reconstitue la remise et le détournement à partir des contrats, des relevés et des échanges, puis dépose la plainte et demande la restitution des biens et des dommages-intérêts.
La plainte s'adresse au procureur de la République, qui fait enquêter. Lorsque l'auteur est connu et les preuves réunies, le cabinet peut le citer directement devant le tribunal, qui fixe une consignation selon vos ressources. Trois mois après une plainte au procureur sans suite, la victime peut saisir un juge d'instruction (article 85 du Code de procédure pénale). Le cabinet détaille aussi le délai de convocation après une plainte.
La victime se constitue partie civile à l'audience, ou par écrit parvenu au tribunal vingt-quatre heures avant. Les comptes de l'auteur peuvent être saisis dès l'enquête, sur décision d'un juge. Si l'auteur ne paie pas, une commission d'indemnisation peut intervenir, sous conditions de ressources et de gravité de la situation.
Une plainte pour abus de confiance mène souvent à une convocation au commissariat, parfois à une garde à vue. Maître Jules Teboul vous prépare, vous assiste pendant la mesure et contrôle chaque acte de l'enquête, de jour comme de nuit, à Paris et dans toute l'Île-de-France.
En audition libre, vous pouvez partir à tout moment et être assisté. La garde à vue dure vingt-quatre heures, prolongeables une fois, soit quarante-huit heures au plus pour un abus de confiance. Le cabinet intervient en urgence, 24h/24 et 7j/7, s'entretient avec vous et assiste à chaque audition.
Sans votre accord écrit, une perquisition en enquête préliminaire exige l'autorisation du juge des libertés et de la détention. Le cabinet vous assiste pendant l'opération quand c'est possible, en vérifie la régularité et demande la restitution des pièces et des sommes saisies. Plus d'un an après une audition, une garde à vue ou une perquisition, vous pouvez demander au procureur à consulter le dossier.
L'action publique se prescrit par six ans. Si le détournement a été délibérément dissimulé, le délai ne court que du jour où il est apparu, sans dépasser douze ans après les faits (article 9-1 du Code de procédure pénale). Le cabinet date la remise, chaque détournement et le moment où il a pu être découvert.
Un acte d'enquête, une plainte avec constitution de partie civile ou un jugement font repartir un délai complet. Pour la personne poursuivie, une prescription acquise éteint les poursuites ; pour la victime, elle impose d'agir dès la découverte : arrêté des comptes, audit, relevés reçus après un décès.
Selon le dossier, l'affaire est jugée sur citation ou convocation, ou confiée à un juge d'instruction. Maître Jules Teboul plaide lui-même devant chaque juridiction, avec des conclusions écrites : nullités, éléments de l'infraction, requalification en litige civil, montant du préjudice.
Le juge ne peut prononcer de mise en examen qu'en présence d'indices graves ou concordants. Le cabinet demande des actes, comme une expertise comptable, et soulève les nullités dans le délai de quatre mois fixé depuis le 23 octobre 2026 : un vice de procédure peut faire tomber les actes qui en découlent.
Devant le tribunal correctionnel, les conclusions de nullité se déposent trois jours avant l'audience. Si vous reconnaissez les faits, la CRPC permet de discuter la peine avec le procureur : l'emprisonnement proposé ne peut dépasser trois ans, ni la moitié de la peine encourue.
Le tribunal compétent est celui du lieu des faits, de la résidence de la personne poursuivie ou de son arrestation ; un dossier d'une grande complexité peut être confié au tribunal de Paris, ou à celui de Nanterre dans le ressort de Versailles. Maître Teboul intervient devant les tribunaux de toute l'Île-de-France : Paris, Nanterre, Bobigny, Créteil, Versailles, Évry-Courcouronnes, Pontoise, Meaux, Melun et Fontainebleau.
Les honoraires sont abordés dès la première consultation et fixés dans une convention écrite. Le cabinet propose un forfait lorsque la durée de la procédure est prévisible, avec consultations et appels sans limite, ou une facturation au temps passé, avec une estimation préalable. Le temps consacré, l'urgence et la difficulté entrent dans leur calcul.
Oui. C'est un délit, jugé par le tribunal correctionnel et puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende, davantage avec une circonstance aggravante. Les poursuites se prescrivent par six ans. La victime peut aussi demander réparation devant le juge civil, qui attend alors la décision pénale si des poursuites sont engagées.
Un salarié qui garde l'argent de la caisse, un gérant de SCI qui encaisse les loyers pour lui, un garagiste qui vend le véhicule confié pour réparation, un proche qui paie ses dépenses avec la procuration d'un parent, un ancien salarié qui utilise le fichier de clients de son employeur pour le concurrencer.
En principe non : l'argent prêté devient la propriété de l'emprunteur, il ne peut donc pas être détourné, et le remboursement se réclame devant le juge civil. Il en va autrement si les fonds ont été remis pour un usage précis, comme l'achat d'un bien déterminé, et utilisés à autre chose.
Pas sur ce fondement : l'abus de confiance pénal suppose un bien, des fonds ou des valeurs remis puis détournés. Une confiance trahie sans bien en jeu peut relever d'une autre infraction selon les faits, ou seulement d'une demande de dommages-intérêts devant le juge civil.
L'abus de confiance punit le détournement d'un bien confié, quelle que soit la victime. L'abus de faiblesse punit le fait de profiter de la vulnérabilité d'une personne pour la conduire à un acte qui lui nuit gravement, comme une donation ou un placement. Seul le premier bénéficie de l'immunité familiale.
Celle qui détient ou profite du produit d'un abus de confiance, en sachant d'où il vient, commet un recel, puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. Toute la défense porte alors sur ce qu'elle savait au moment de recevoir les fonds.
Non : une restitution faite après le détournement n'efface pas l'infraction, et le retrait de la plainte n'arrête pas l'action du procureur. La réparation compte toutefois : le procureur peut la demander avant de décider des poursuites, et le tribunal en tient compte pour fixer la peine.
Non. La tentative d'un délit n'est punie que si un texte le prévoit, et aucun ne le fait pour l'abus de confiance. L'infraction n'existe qu'une fois le bien détourné, et c'est ce détournement que l'accusation doit prouver.