.png)
06 88 15 02 61







Dirigeant, salarié, élu ou agent public visé par une enquête pour corruption ou trafic d'influence : Maître Jules Teboul vous assiste dès le premier acte de l'enquête, pendant la perquisition, la garde à vue et l'instruction, puis devant le tribunal. Avocat pénaliste au Barreau de Paris, diplômé en droit pénal des affaires, il défend aussi l'entreprise mise en cause, dans la plus stricte confidentialité.
Une enquête pour corruption peut se révéler d'un coup : perquisition au bureau ou au domicile, convocation, garde à vue. Le cabinet répond en urgence, 24h/24 et 7j/7, et Maître Jules Teboul prend aussitôt la mesure du dossier : faits visés, service enquêteur, magistrat qui dirige l'enquête, documents déjà saisis.
La perquisition ne peut pas commencer avant 6 heures ni après 21 heures et se fait en présence de la personne ou de son représentant ; vos droits sont détaillés dans la perquisition à domicile. En matière de corruption, la garde à vue ne dépasse pas quarante-huit heures, même lorsque l'enquête sur une corruption d'agent public recourt aux techniques de la criminalité organisée : surveillance, infiltration, écoutes, sonorisation.
Pendant la garde à vue, Maître Teboul s'entretient avec vous, consulte les auditions déjà réalisées et vous assiste à chacune. Vos échanges avec l'avocat sont couverts par le secret professionnel, qu'il s'agisse de conseil ou de défense, des consultations, des correspondances et des notes d'entretien.
La loi distingue la corruption publique, le trafic d'influence, la corruption privée et la corruption d'agent public étranger, avec des peines très différentes. Maître Jules Teboul vérifie d'abord la qualification retenue : la qualité de chaque personne, l'objet de l'avantage et l'acte attendu peuvent faire passer le dossier de dix à cinq ans d'emprisonnement encourus.
| Infraction | Qui est visé | Peine maximale |
|---|---|---|
| Corruption passive et trafic d'influence d'une personne publique | Élu, agent public, personne chargée d'une mission de service public | 10 ans et 1 000 000 €, ou le double du produit |
| Corruption active d'une personne publique | Celui qui propose l'avantage, ou qui cède à la sollicitation | 10 ans et 1 000 000 €, ou le double du produit |
| Trafic d'influence entre particuliers | Celui qui monnaie une influence sur une administration, et celui qui la paie | 5 ans et 500 000 €, ou le double du produit |
| Corruption privée, active ou passive | Dirigeant ou salarié d'une entreprise ou d'un organisme | 5 ans et 500 000 €, ou le double du produit ; 10 ans et 1 000 000 € en bande organisée |
| Corruption d'agent public étranger | Agent d'un État étranger ou d'une organisation internationale, et son corrupteur | 10 ans et 1 000 000 €, ou le double du produit |
En bande organisée, l'amende de la corruption publique passe à 2 000 000 € (article 432-11 du Code pénal). Ce sont des maximums : la peine prononcée dépend du dossier et de la personne. Celui qui conserve sciemment le produit de la corruption peut aussi être poursuivi pour recel.
L'accusation doit établir un avantage proposé, sollicité ou accepté sans droit, en échange d'un acte de la fonction ou facilité par elle (article 433-1 du Code pénal). Maître Jules Teboul attaque le lien entre l'avantage et l'acte, qui est le cœur du dossier et souvent sa partie la plus fragile.
Le pacte peut précéder l'acte ou le suivre, et passer par un intermédiaire. Le cabinet reconstitue la chronologie : date de l'avantage, date de la décision, personne qui l'a réellement prise. Un cadeau, une invitation ou un contrat sans lien avec une décision attendue ne suffit pas à caractériser la corruption.
La notion de personne chargée d'une mission de service public est large : la Cour de cassation l'a retenue pour des journalistes pigistes d'une chaîne publique. Le cabinet examine le statut exact de chacun, car il commande la qualification, la peine et la juridiction compétente.
Solliciter des fonds pour financer une activité politique, en échange d'un acte de la fonction, reste une corruption : la Cour de cassation juge une telle sollicitation nécessairement « sans droit ». Le cabinet distingue alors le don régulier, déclaré et sans contrepartie, de la somme liée à une décision.
Un enquêteur peut feindre d'accepter une offre, à condition de ne pas provoquer l'infraction. Maître Teboul vérifie qui a pris l'initiative dans les échanges enregistrés, et si les écoutes ou sonorisations ont été autorisées par le bon magistrat, pour la bonne durée et pour les faits visés.
Pour une personne publique, la corruption peut s'accompagner d'autres atteintes à la probité : prise illégale d'intérêts, favoritisme dans un marché public, détournement de fonds publics. Maître Jules Teboul défend l'élu ou l'agent sur chacune de ces qualifications, en tenant compte de ce qu'elles impliquent pour son mandat ou sa carrière.
Le tribunal doit prononcer l'inéligibilité contre la personne coupable de corruption ou de trafic d'influence, sauf décision spécialement motivée (article 131-26-2 du Code pénal). Le cabinet plaide les circonstances et la personnalité qui justifient de l'écarter. Avant le procès, le contrôle judiciaire ne peut pas interdire l'exercice d'un mandat électif.
La corruption privée vise le dirigeant ou le salarié qui sollicite ou accepte un avantage pour accomplir un acte de son activité, et celui qui le lui propose. L'acte doit violer les obligations légales, contractuelles ou professionnelles de la personne : c'est sur ce point que Maître Jules Teboul concentre souvent la défense.
Le cabinet examine le contrat de travail, la délégation de pouvoirs, le code de conduite de l'entreprise et les usages de la profession (article 445-1 du Code pénal). Une commission d'apporteur d'affaires prévue au contrat, déclarée et facturée n'est pas en soi un pot-de-vin : encore faut-il le démontrer pièce par pièce. Lorsque les sommes sortent des comptes d'une société, le cabinet examine aussi le risque d'abus de biens sociaux.
Selon sa complexité et son ressort, un dossier de corruption peut être confié au parquet local, à un tribunal aux compétences élargies ou au parquet national financier, dont l'action s'étend à tout le territoire. Maître Jules Teboul identifie dès le départ le magistrat compétent, car il détermine le rythme de l'enquête et la juridiction de jugement.
| Dossier | Qui enquête et poursuit | Qui juge |
|---|---|---|
| Corruption ou trafic d'influence sans complexité particulière | Procureur du lieu des faits ou de la résidence d'une personne soupçonnée | Tribunal correctionnel local |
| Affaire d'une grande complexité (nombre d'auteurs, de victimes, ressort géographique) | Parquet d'un tribunal à compétence étendue, ou parquet national financier | Tribunal à compétence étendue, ou tribunal de Paris |
| Corruption d'agent public étranger | Parquet national financier, concurremment avec le parquet local | Tribunal de Paris ou tribunal local |
| Blanchiment du produit de ces délits | Mêmes règles que le délit d'origine | Même juridiction |
Le parquet national financier et le juge d'instruction de Paris exercent une compétence concurrente à celle des parquets locaux (article 705 du Code de procédure pénale). Lorsqu'un juge d'instruction envisage de se dessaisir au profit de Paris, les parties sont invitées à présenter leurs observations : le cabinet les rédige. Il plaide devant le tribunal de Paris comme dans toute la France, y compris sur le volet blanchiment.
Une enquête pour corruption d'agent public peut durer trois ans, prolongeables de deux ans, à compter de la première audition, garde à vue ou perquisition. Maître Jules Teboul ne laisse pas l'enquête se faire sans la défense : il demande l'accès au dossier dès que la loi le permet, présente des observations et prépare chaque audition.
Un an après une audition libre, une garde à vue ou une perquisition, la personne soupçonnée peut demander au procureur à consulter le dossier pour formuler ses observations. Pour une corruption d'agent public, le procureur peut refuser pendant un an si l'enquête est en cours ; le cabinet conteste ce refus devant le procureur général lorsqu'il n'est pas justifié.
La mise en examen suppose des indices graves ou concordants ; à défaut, la personne est entendue comme témoin assisté. Le cabinet plaide ce statut, demande des actes et soulève les nullités dans le délai de quatre mois, notamment sur les écoutes, au titre du vice de procédure. Le fonctionnement de l'information est détaillé dans le rôle du juge d'instruction.
Le juge peut imposer un cautionnement, l'interdiction de rencontrer certaines personnes ou d'exercer l'activité au cours de laquelle les faits auraient été commis. Maître Teboul discute chacune de ces obligations pour préserver l'emploi, l'entreprise ou le fonctionnement du service.
Avant toute poursuite, le procureur peut proposer à une personne morale mise en cause pour corruption, trafic d'influence, fraude fiscale ou leur blanchiment une convention judiciaire d'intérêt public. Maître Jules Teboul assiste l'entreprise et ses dirigeants dans la discussion de la proposition, puis à l'audience de validation devant le président du tribunal.
| Point de la convention | Ce que prévoit la loi | Ce que fait le cabinet |
|---|---|---|
| Amende d'intérêt public | Proportionnée aux avantages tirés, 30 % au plus du chiffre d'affaires annuel moyen des trois derniers exercices | Discute le calcul et l'échéancier, sur un an au plus |
| Programme de mise en conformité | Trois ans au plus, sous le contrôle de l'Agence française anticorruption | Prépare les mesures avec l'entreprise |
| Victime | Réparation dans un délai d'un an au plus | Évalue le préjudice invoqué |
| Validation | Audience publique ; rétractation possible pendant dix jours | Plaide devant le président du tribunal |
| Effets | Pas de déclaration de culpabilité, pas d'inscription au casier judiciaire ; communiqué du procureur et publication de la convention | Explique ce qui sera rendu public |
Les dirigeants restent responsables à titre personnel et sont informés qu'ils peuvent se faire assister d'un avocat avant d'accepter (article 41-1-2 du Code de procédure pénale). La même convention existe pour la fraude fiscale, et peut être proposée pendant une instruction. Sans convention, l'entreprise poursuivie encourt une amende dont le maximum est cinq fois celui des personnes physiques.
Si la convention n'est pas validée ou si l'entreprise se rétracte, le procureur ne peut faire état ni des déclarations faites ni des documents remis pendant la discussion. Une fois les obligations exécutées, l'action publique est éteinte à l'égard de la personne morale ; la prescription est suspendue pendant cette exécution.
Au-delà de l'emprisonnement et de l'amende, la corruption expose à l'inéligibilité, à l'interdiction d'exercer une fonction publique ou l'activité en cause, parfois à l'interdiction de gérer une entreprise, à la confiscation et à la publication du jugement. Pour un dirigeant ou un élu, ces peines comptent souvent davantage : Maître Jules Teboul les discute une par une.
La peine d'emprisonnement encourue est réduite des deux tiers pour l'agent public corrompu, et de moitié pour le corrupteur, lorsqu'ils ont averti les autorités et permis de faire cesser l'infraction ou d'identifier les autres auteurs. Le cabinet évalue avec vous l'intérêt et le risque d'une telle démarche, avant toute déclaration.
Lorsque les faits sont établis, la CRPC permet de discuter une peine avec le procureur, l'emprisonnement proposé ne pouvant dépasser trois ans. Le cabinet pèse les avantages et inconvénients de la CRPC au regard des peines complémentaires. Sinon, Maître Teboul prépare le procès devant le tribunal correctionnel et plaide la relaxe ou une peine adaptée.
Les honoraires sont abordés dès la première consultation et fixés dans une convention écrite. Le cabinet propose un forfait lorsque la durée de la procédure est prévisible, avec consultations et appels sans limite, ou une facturation au temps passé, avec une estimation préalable. L'urgence et la difficulté de l'affaire entrent dans leur calcul.
La corruption vise un acte de la fonction de la personne elle-même : une décision, une signature, une abstention. Le trafic d'influence vise l'abus d'une influence, réelle ou supposée, pour faire obtenir d'une autorité ou d'une administration une décision favorable, un emploi, un marché ou une distinction. Les deux se poursuivent du côté de celui qui paie comme de celui qui reçoit.
Oui. Le Code pénal punit le fait de proposer un avantage, ou de le solliciter, sans exiger qu'il ait été remis ni que l'acte attendu ait été accompli. Une offre refusée ou une sollicitation restée sans suite peut donc suffire, si l'accusation prouve son objet.
Oui : dix ans d'emprisonnement et 1 000 000 € d'amende pour la corruption d'une personne publique, de chaque côté, et cinq ans et 500 000 € pour la corruption privée. La réduction de peine accordée à celui qui révèle les faits diffère en revanche : des deux tiers pour l'agent public, de moitié pour le corrupteur.
Six ans. Selon la Cour de cassation, la corruption est consommée dès la conclusion du pacte, mais se renouvelle à chaque acte accompli en exécution de celui-ci, ce qui retarde le point de départ. Lorsque les faits ont été délibérément dissimulés, le délai court à partir de leur découverte, sans dépasser douze ans après les faits.
Oui. La loi française s'applique même lorsque les faits sont commis à l'étranger par un Français, une personne qui réside en France ou qui y exerce tout ou partie de son activité économique. Le parquet national financier peut s'en saisir sur tout le territoire, et l'entreprise peut se voir proposer une convention judiciaire d'intérêt public.
Oui. Celui qui détient ou profite sciemment du produit d'une corruption commet un recel, puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 € d'amende. Comme pour la corruption elle-même, sa condamnation entraîne en principe l'inéligibilité, sauf décision spécialement motivée du tribunal.
Oui, pour la corruption d'agent public et le trafic d'influence. Pendant l'enquête, le juge des libertés et de la détention peut les autoriser à la demande du procureur, pour un mois renouvelable une fois ; pendant l'instruction, c'est le juge d'instruction qui les ordonne. Leur régularité se contrôle pièce par pièce.
Oui, si elle est agréée, déclarée depuis au moins cinq ans et a pour objet statutaire la lutte contre la corruption. Elle peut alors exercer les droits de la partie civile pour la corruption, le trafic d'influence, les manquements à la probité et le recel ou le blanchiment de leur produit.