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Accusé devant la cour d'assises ou proche d'un accusé, vous préparez le procès avec Maître Jules Teboul en personne, de la mise en accusation jusqu'au verdict. Avocat pénaliste au Barreau de Paris, il prépare avec vous chaque journée d'audience, interroge les témoins et plaide lui-même devant la cour et les jurés, à Paris comme dans toute la France.
Dès la mise en accusation, Maître Jules Teboul reprend tout le dossier avec l'accusé. Aux assises, tout se joue à l'audience : la cour et les jurés délibèrent avec la seule décision de renvoi, sans le dossier de la procédure, sauf s'ils demandent à en consulter une pièce. Le cabinet prépare donc ce qui sera dit à la barre.
Chaque accusé reçoit gratuitement une copie du dossier, constitué pendant l'instruction et la mise en examen, et communique librement avec son avocat jusqu'au procès. Maître Teboul relit avec son client, en détention s'il y a lieu, les auditions, les confrontations et les rapports des médecins et des psychologues, pour repérer ce qui reste à expliquer ou à contester.
Avant le procès, le président de la cour d'assises interroge l'accusé, vérifie qu'il a bien reçu la décision de mise en accusation et l'invite à choisir son avocat. Les débats ne peuvent s'ouvrir moins de cinq jours après cet interrogatoire, sauf si l'accusé et son avocat renoncent à ce délai.
Le président réunit ensuite le ministère public et les avocats de toutes les parties. Maître Teboul y discute la liste des témoins, leur ordre de passage et la durée de l'audience : en cas d'accord, ce calendrier ne peut plus être modifié, sauf circonstances particulières ou changement d'avocat (article 276-1 du Code de procédure pénale).
Le cabinet choisit les témoins utiles à la défense, sur les faits comme sur la personnalité, et fait signifier leur liste au moins un mois avant l'ouverture des débats. Si l'instruction paraît incomplète ou si des éléments nouveaux sont apparus, il peut demander au président d'ordonner de nouveaux actes.
Un procès d'assises suit un ordre fixé par la loi, de la constitution du jury jusqu'à l'arrêt sur les dommages et intérêts. Maître Jules Teboul intervient à chacune de ces étapes, et l'accusé sait à l'avance ce qui l'attend chaque jour : qui sera entendu, quand il devra parler, quand la cour se retirera.
| Moment du procès | Ce qui se passe | Ce que fait Maître Teboul |
|---|---|---|
| Ouverture | Tirage au sort des jurés, serment | Exerce les récusations au nom de l'accusé |
| Présentation des faits | Le président expose les éléments à charge et à décharge | Veille à ce que les éléments à décharge soient tous rappelés |
| Interrogatoire de l'accusé | Questions du président, des assesseurs, des jurés, puis des parties | Accompagne l'accusé, pose ses propres questions |
| Témoins, enquêteurs, médecins | Dépositions sous serment, rapports des psychiatres et psychologues | Interroge chacun, dépose des conclusions |
| Plaidoiries et réquisitions | Partie civile, ministère public, puis défense | Plaide ; l'accusé a la parole en dernier |
| Délibéré et verdict | Vote à bulletins secrets, arrêt et feuille de motivation | Prépare l'accusé et sa famille à chaque issue |
| Intérêts civils | La cour statue sans les jurés sur les dommages et intérêts | Discute les demandes de la partie civile |
L'interrogatoire de l'accusé est un temps central du procès d'assises. Maître Jules Teboul le prépare avec lui, question par question : les faits, sa version, les points du dossier qui la contredisent et son parcours de vie. L'accusé peut faire des déclarations, répondre aux questions ou se taire ; ce choix se fait avec son avocat, avant l'audience.
Le président interroge l'accusé sans manifester son opinion sur sa culpabilité. Les assesseurs et les jurés peuvent ensuite l'interroger en demandant la parole, puis le ministère public et les avocats, directement. Le cabinet anticipe chacune de ces questions, y compris celles de la partie civile.
Aux assises, la cour juge des faits et une personne. Le cabinet prépare le récit de son parcours : famille, études, travail, soins, projets. Il réunit les témoins qui pourront en parler à la barre, puisque les témoins déposent sur les faits comme sur la personnalité de l'accusé.
Après les plaidoiries et les répliques, l'accusé a toujours la parole en dernier. Ces quelques phrases se préparent aussi, pour qu'elles restent les siennes.
La famille vit le procès d'assises aux côtés de l'accusé, souvent sans savoir ce qui l'attend. Maître Jules Teboul lui explique chaque étape : la date d'audience, le déroulement des journées, ce qu'elle peut dire et ce qu'elle doit éviter. Avec l'accord de l'accusé, il peut la tenir informée de l'avancée du dossier.
Le procès se tient au siège de la cour d'assises du département, lors d'une session dont le premier président de la cour d'appel fixe la date. En Île-de-France, elle siège à Paris, Nanterre, Bobigny, Créteil, Versailles, Évry-Courcouronnes, Pontoise et Melun. Le cabinet indique à la famille les dates et l'organisation des journées dès qu'elles sont connues.
Une fois la mise en accusation définitive, l'accusé détenu est transféré dans la maison d'arrêt du lieu où se tiennent les assises. Le permis de visite est alors délivré par le procureur de la République, puis par le procureur général en cas d'appel. Si l'accusé est en détention provisoire, le cabinet peut aussi demander sa mise en liberté.
Les parents, les enfants, les frères et sœurs, le conjoint, le partenaire ou le concubin de l'accusé ne peuvent pas déposer sous serment. Le président peut toutefois les entendre, à titre de simples renseignements. Le cabinet leur explique comment se déroule une déposition et sur quoi ils seront interrogés.
Les débats sont publics : la famille peut suivre le procès, sauf huis clos. Le président peut interdire la salle aux mineurs, ce qu'il faut anticiper pour les enfants de l'accusé.
Le procès d'assises s'ouvre par le tirage au sort du jury. Maître Jules Teboul exerce les récusations au nom de l'accusé, sans avoir à les motiver, après avoir étudié la liste des jurés de la session, signifiée à l'accusé au plus tard l'avant-veille de l'ouverture des débats.
En premier ressort, la cour d'assises réunit trois magistrats et six jurés ; en appel, trois magistrats et neuf jurés. L'accusé peut récuser quatre jurés en premier ressort, cinq en appel, le ministère public trois ou quatre (article 298 du Code de procédure pénale). Des jurés supplémentaires suivent les débats pour remplacer un juré empêché.
Chaque juré jure notamment de se rappeler que l'accusé est présumé innocent et que le doute doit lui profiter. La défense s'adresse à des citoyens qui découvrent l'affaire à l'audience. Au cabinet, Maître Elza Bouju a elle-même siégé comme jurée lors d'une session d'assises.
Les crimes punis de quinze ou vingt ans commis par des majeurs, comme le viol, sont jugés en premier ressort par la cour criminelle départementale, sans jurés. Le procès suit les mêmes étapes, mais la cour délibère avec l'entier dossier de la procédure : le cabinet en tient compte dans sa préparation.
Après la présentation des faits par le président, la cour entend l'accusé, les témoins, les enquêteurs, puis les médecins, psychiatres et psychologues désignés pendant l'instruction. Maître Jules Teboul les interroge directement, en demandant la parole au président, pour faire apparaître les doutes, les contradictions et les éléments à décharge.
Les témoins déposent séparément et sous serment, sans avoir entendu les dépositions précédentes. Après chaque déposition, l'avocat peut les interroger : Maître Teboul prépare ces questions à partir de ce qu'ils ont déclaré pendant l'enquête et l'instruction.
Médecins légistes, psychiatres et psychologues viennent rendre compte de leurs travaux. Le cabinet discute leurs méthodes et leurs conclusions. Il peut aussi déposer des conclusions écrites, sur lesquelles la cour est tenue de statuer, par exemple pour demander l'audition d'une personne nouvelle.
Un trouble psychique qui a aboli le discernement au moment des faits rend l'accusé pénalement irresponsable ; s'il l'a seulement altéré, la peine encourue est réduite d'un tiers, ou ramenée à trente ans si la perpétuité est encourue (article 122-1 du Code pénal). La cour répond alors à des questions distinctes, et le cabinet discute les rapports des psychiatres qui les fondent.
Les débats de la cour d'assises sont publics, et la presse peut les suivre. Maître Jules Teboul prépare l'accusé et sa famille à cette exposition : ce qui peut être dit aux journalistes, ce qu'il vaut mieux taire, les recours lorsque la présomption d'innocence est atteinte. Le cabinet intervient dans les affaires médiatiques, partout en France.
Dès l'ouverture de l'audience, caméras, appareils photo et enregistreurs sont interdits, sous peine de 18 000 € d'amende. Seul l'enregistrement sonore officiel est autorisé : obligatoire en appel, possible en premier ressort sur décision du président, il est placé sous scellés.
Avant toute condamnation, la personne présentée publiquement comme coupable peut saisir le juge, même en référé, pour demander une rectification ou la diffusion d'un communiqué (article 9-1 du Code civil). Le cabinet peut engager cette action contre la personne ou le média responsable de l'atteinte.
La cour peut ordonner le huis clos lorsque la publicité est dangereuse pour l'ordre ou les mœurs. L'arrêt sur le fond est toujours prononcé en audience publique, même après un huis clos.
Une fois les débats terminés, la partie civile est entendue, puis le ministère public prend ses réquisitions. Maître Jules Teboul plaide ensuite pour l'accusé, sur la culpabilité comme sur la peine. La partie civile et le ministère public peuvent répliquer, mais l'accusé ou son avocat ont toujours la parole les derniers.
La cour et les jurés répondent à des questions écrites : une par fait reproché, une par circonstance aggravante. La défense plaide sur chacune et peut demander une question subsidiaire si les débats font apparaître une autre qualification : un meurtre en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, une tentative d'homicide en violences volontaires.
La loi demande à chaque juge et à chaque juré s'il a une intime conviction. La plaidoirie montre ce qui, dans le dossier, empêche de l'avoir, et rappelle que le doute doit profiter à l'accusé.
La cour peut prononcer une peine inférieure au maximum, et même une peine d'emprisonnement d'au moins un an, ou deux ans si la perpétuité est encourue (article 132-18 du Code pénal). Maître Teboul présente la personne derrière le dossier et discute la période de sûreté, que la cour peut réduire.
La cour et les jurés délibèrent ensemble, puis votent à bulletins secrets. Les bulletins blancs ou nuls comptent en faveur de l'accusé, et toute décision qui lui est défavorable exige une majorité renforcée. Pendant le délibéré, Maître Teboul prépare avec l'accusé et sa famille chaque issue possible.
| Décision | Premier ressort (3 magistrats, 6 jurés) | Appel (3 magistrats, 9 jurés) |
|---|---|---|
| Culpabilité, et toute décision défavorable à l'accusé | 7 voix sur 9 | 8 voix sur 12 |
| Peine | Majorité absolue des votants | Majorité absolue des votants |
| Maximum de la peine encourue | 7 voix | 8 voix |
| Perpétuité encourue sans cette majorité | 30 ans au plus | 30 ans au plus |
| Discernement altéré : peine d'au moins les deux tiers du maximum | 7 voix | 8 voix |
La règle des sept voix sur neuf, huit sur douze en appel, protège l'accusé (article 359 du Code de procédure pénale). Le président lit ensuite les réponses et prononce l'arrêt en audience publique, avec une feuille de motivation. En cas d'acquittement, l'accusé est libéré immédiatement, s'il n'est pas détenu pour une autre cause ; condamné à la réclusion criminelle, il reste détenu en vertu de l'arrêt.
L'appel doit être formé dans les dix jours du prononcé de l'arrêt. Le cabinet étudie la feuille de motivation avec son client avant de décider de faire appel de l'arrêt de la cour d'assises. En cas de condamnation définitive, il prépare l'aménagement de la peine.
Pour la victime ou ses proches, Maître Jules Teboul prépare le procès d'assises avec la même rigueur. Il étudie la copie du dossier, remise gratuitement à la partie civile, prépare votre déposition, interroge l'accusé et les témoins, plaide avant les réquisitions et chiffre chacun de vos préjudices pour en demander réparation.
La partie civile est entendue sans prêter serment. Pour un viol notamment, le huis clos est de droit si la victime partie civile le demande ; dans les autres cas, il ne peut être ordonné si elle s'y oppose. Le cabinet en parle avec vous avant l'audience.
Après le verdict, la cour statue sans les jurés sur les demandes de dommages et intérêts. Même en cas d'acquittement, la partie civile peut demander réparation du dommage résultant de la faute de l'accusé, telle qu'elle ressort des faits de l'accusation.
Les honoraires sont fixés dès le premier rendez-vous, dans une convention écrite qui précise leur calcul et les étapes de la procédure. Le cabinet propose un forfait lorsque la durée de la procédure est prévisible, avec consultations et échanges téléphoniques sans limite, ou une facturation au temps passé, avec une estimation préalable.
Aucune durée n'est fixée par la loi : elle dépend du nombre d'accusés, de témoins et de faits à juger. La durée de l'audience est discutée lors de la réunion préparatoire criminelle, en présence des avocats de toutes les parties, et l'accord trouvé s'impose ensuite, sauf circonstances particulières.
Les crimes punis de trente ans de réclusion criminelle ou de la perpétuité, comme le meurtre ou l'assassinat, et ceux des mineurs d'au moins seize ans, devant la cour d'assises des mineurs. Les crimes punis de quinze ou vingt ans commis par des majeurs vont devant la cour criminelle départementale. La cour d'assises juge aussi tous les appels en matière criminelle.
Non : la loi prévoit que l'accusé comparaît libre, seulement accompagné de gardes chargés de l'empêcher de s'évader. S'il refuse de comparaître, le président peut le faire amener par la force ou ordonner que les débats se poursuivent en son absence.
Oui. L'accusé choisit librement son avocat, et un avocat commis d'office est remplacé dès que l'accusé en choisit un. Un changement tardif peut rouvrir l'organisation de l'audience fixée lors de la réunion préparatoire : mieux vaut le décider tôt, pour laisser au nouvel avocat le temps de connaître le dossier.
Par tirage au sort sur les listes électorales, parmi les citoyens de plus de vingt-trois ans qui savent lire et écrire en français et jouissent de leurs droits. Les personnes de plus de soixante-dix ans peuvent demander à être dispensées. Le juré qui ne se présente pas sans motif légitime encourt 3 750 € d'amende.
Oui. La loi ne fixe aucune règle de preuve aux juges et aux jurés : elle leur demande s'ils ont une intime conviction. En cas de condamnation, la feuille de motivation doit toutefois énoncer les principaux éléments à charge qui ont convaincu la cour, pour chaque fait reproché.
Oui. En cas de condamnation, une feuille de motivation énonce, pour chaque fait, les principaux éléments à charge qui ont convaincu la cour, ainsi que les raisons du choix de la peine. Lorsque l'affaire est particulièrement complexe, elle peut être rédigée dans les trois jours qui suivent le verdict.
L'accusé acquitté est libéré immédiatement, s'il n'est pas détenu pour une autre cause. Le procureur général peut toutefois faire appel de l'acquittement dans les dix jours. La partie civile, elle, peut encore demander réparation du dommage résultant de la faute de l'accusé.
Oui. L'accusé en fuite, ou qui ne se présente pas, peut être jugé par défaut ; s'il est en fuite, la date de l'audience doit lui être signifiée au moins dix jours avant, à son dernier domicile connu ou, à défaut, au parquet.