Le tribunal a d'abord requalifié les violences. L'intitulé des poursuites visait une incapacité n'excédant pas huit jours, alors que leur texte retenait dix jours d'incapacité. Les faits ont été qualifiés de violences commises en réunion ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours (articles 222-11 et 222-12 du code pénal).
Sous cette qualification, le tribunal a relaxé les deux époux, au vu des éléments du dossier et des débats. La constitution de partie civile de l'homme qui se disait victime a été déclarée recevable, mais il a été débouté de toutes ses demandes du fait des relaxes : ni expertise, ni provision.
Le tribunal a en revanche déclaré les deux époux coupables du dépôt de matériaux dans un lieu non autorisé et condamné chacun à 150 € d'amende. Déclarés entièrement responsables du préjudice de la société partie civile, ils ont été condamnés à l'indemniser à hauteur de sa demande.
Pour aller plus loin : la défense face à une accusation de violences.